Et Toute Cette Violence Qui Va Avec ?
Par Olivier Autissier le mardi 15 janvier 2013, 21:56 - Ce que je veux bien dire - Lien permanent
L'idée de départ, c'était simplement se partager les textes de Yann, de Pascal, d' Olivier et de James.
L'idée de départ, c'était simplement ça.
Et puis, pourquoi ne pas partager aussi les pendants, les textes de Thomas Bertrand et de Bruno J. (qui soit dit en passant censure les commentaires qui ne lui conviennent pas).
Voilà.
J'ai perdu l'habitude d'écrire ici, l'idée d'une fermeture définitive me traverse même parfois l'esprit, et je n'ai pas non plus le talent de ces quatre garçons cités en début de billet. N'empêche, moi aussi je voulais dire à mon tour, et peu m'importe si c'est la même chose.
Je suis, du verbe suivre, depuis dimanche, sur ce qu'on appelle les réseaux sociaux, Facebook et Twitter, les réactions, les débats, les propos amis et ennemis, les horreurs, les mots qui rassurent ou qui font du bien. Je lis beaucoup de choses et en vois presque autant.
La vache ! Qu'est-ce qu'on se prend dans la gueule !
Alors oui, je voulais dire aussi toute cette violence qui va avec.
La violence, celle des mots et des images reçus, celles des verbiages haineux, des rejets, des intolérances, des insultes. Celle qu'on reçoit en pleine tronche comme des coups de poings alignés sans répit, comme des crachats à la gueule, ceux du mépris, comme cette volonté de nous faire passer pour des êtres anormaux (combien de fois ce mot revient-il ?), ou celle de ces messages prétendus de tolérance et d'amour dans la bouche de ceux qui ne se rendent même pas compte à quel point ils sont offensants.
La violence. Mais aussi celle qui se tisse en moi, qui noue mes tissus, mes chairs et mes tripes, celle que je sens grandir comme une boule de feu, qui m'imprègne petit à petit, celle que je contiens et dont je me dis qu'elle devra bien finir par sortir. Celle qui me donne envie d'arracher des yeux, de pousser sous le métro ou je ne sais trop quel autre geste qui ne me ressemble pourtant pas, en apparence au moins. Cette violence-là, qui bouillonne comme une soupe d'hiver en préparation et dont il va bien me falloir faire quelque chose. Peut-être au moins, ou seulement, la dire.
Avant d'aller cracher sur leur tombe, et d'y danser ensuite. Au minimum.
Olivier
Commentaires
Oh oui on ira cracher sur leurs tombes !!
La morosité est passée pour moi, je pense déjà au 27, et j'ai envie qu'on y soit nombreux et bien décidés !
J'ai pour ma part, fermé mes oreilles dimanche, ne supportant plus de les voir, sourire mielleux, dégueuler leur haine de l'autre.
J'ai hâte que cette loi soit votée et que l'on puisse enfin respirer tranquille.
j'avoue ne pas avoir eu le courage/force/envie de cliquer sur les 2 liens homophobes que tu proposes.
en ce moment, j'ai juste besoin des mots de personnes qui pensent comme moi. c'est peut-être intellectuellement condamnable, mais j'assume mes faiblesses. la caisse de résonnance des réseaux sociaux me donne une idée suffisante de l'ampleur de la haine.
pourquoi fermer ton blog ? alors que tu peux le conserver et écrire quand l'envie pointe... à l'occasion...
il serait dommage de ne plus avoir d'espace d'expression le jour où tu en aurais envie...
là aussi, je suis égoïste. je pense avant tout à mon plaisir de te lire...
je ne sais pas de quel talent tu parles. tout ce que je sais c'est que tu en as au moins autant.
danser sur leur tombe ? rendez-vous est pris. j'apporte le champagne. dommage qu'il faille attendre leur mort pour cela. je me demande d'ailleurs quel homophobe célèbre est déjà mort et enterré à paris ? nous pourrions symboliquement le "saluer" le jour où la loi sera voté...
des bises
ps : oui, j'écris en minuscule en ce moment... je me sens très minuscule depuis quelques temps...
Courage Olivier
Courage c'est bientôt fini même si pour moi des choses ont changé en profondeur car je n'hésiterai plus maintenant à dégainer mon homosexualité avec la crainte d'indisposer le "climat social". chacun son tour et c'est pas nous qui avons commencé!
Je ne parviens pas à fermer les miennes, Valérie. Quant au fait d'être tranquille ensuite, je n'en suis pas si sûr.
Oui Yann, nous y danserons au champagne ! Pour le reste...
Merci papa, il en faudra encore.
Je suis d'accord avec toi, Pascal, ça me donne même des envies de provocation.
J'étais hier auprès de ma mère, qui regarde la TV , qui en a retenu qu'à Paris il se passait dans la rue "des choses".
J'expliquai de quoi il était question, voici sa réponse.
"Marions les, nos garçons et nos filles qui le souhaitent "
Elle a 93 ans les neurones en berne,un petit fils qui veut se marier.
Messieurs je serai dans la rue avec vous le 27 !
J'ai même une connaissance au ministère de l'intérieur, ça peut aider en cas de castagne...!