L'idée de départ, c'était simplement se partager les textes de Yann, de Pascal, d' Olivier et de James.
L'idée de départ, c'était simplement ça.
Et puis, pourquoi ne pas partager aussi les pendants, les textes de Thomas Bertrand et de Bruno J. (qui soit dit en passant censure les commentaires qui ne lui conviennent pas).
Voilà.

J'ai perdu l'habitude d'écrire ici, l'idée d'une fermeture définitive me traverse même parfois l'esprit, et je n'ai pas non plus le talent de ces quatre garçons cités en début de billet. N'empêche, moi aussi je voulais dire à mon tour, et peu m'importe si c'est la même chose.
Je suis, du verbe suivre, depuis dimanche, sur ce qu'on appelle les réseaux sociaux, Facebook et Twitter, les réactions, les débats, les propos amis et ennemis, les horreurs, les mots qui rassurent ou qui font du bien. Je lis beaucoup de choses et en vois presque autant.
La vache ! Qu'est-ce qu'on se prend dans la gueule !
Alors oui, je voulais dire aussi toute cette violence qui va avec.

La violence, celle des mots et des images reçus, celles des verbiages haineux, des rejets, des intolérances, des insultes. Celle qu'on reçoit en pleine tronche comme des coups de poings alignés sans répit, comme des crachats à la gueule, ceux du mépris, comme cette volonté de nous faire passer pour des êtres anormaux (combien de fois ce mot revient-il ?), ou celle de ces messages prétendus de tolérance et d'amour dans la bouche de ceux qui ne se rendent même pas compte à quel point ils sont offensants.

La violence. Mais aussi celle qui se tisse en moi, qui noue mes tissus, mes chairs et mes tripes, celle que je sens grandir comme une boule de feu, qui m'imprègne petit à petit, celle que je contiens et dont je me dis qu'elle devra bien finir par sortir. Celle qui me donne envie d'arracher des yeux, de pousser sous le métro ou je ne sais trop quel autre geste qui ne me ressemble pourtant pas, en apparence au moins. Cette violence-là, qui bouillonne comme une soupe d'hiver en préparation et dont il va bien me falloir faire quelque chose. Peut-être au moins, ou seulement, la dire.
Avant d'aller cracher sur leur tombe, et d'y danser ensuite. Au minimum.
Olivier