Les herbes follesJe vais beaucoup moins souvent au cinéma depuis quelques mois. Question de temps sans doute, quoique, envie de rentrer moins tard le soir surtout et de passer une soirée tranquille à la maison. L'affiche, en général, m'est toujours alléchante. Et je peste contre moi-même d'avoir raté tel ou tel film. Bref, c'est la vie.
Ces dernières semaines, j'ai eu l'impression d'avoir vu de plutôt bons films, au moins agréables. Et je sais, tout cela est très subjectif.

Du subjectif, donc ! Eh bien en voilà. Et pas qu'un peu.
"Les herbes folles", dernier opus d'Alain Resnais. je n'aime pas l'expression c'est de la daube pour parler d'une œuvre, d'une part parce que je trouve que la daube c'est bon. Je m'abstiendrai donc. Ça n'est pourtant pas l'envie qui me manque.
Mais de qui se moque-t-on ? De qui se moque-t-il. Est-ce qu'au seul nom d'Alain Resnais on doit crier au génie ? Je ne l'espère pas et c'est cependant ce que j'en ai lu un peu partout.
Je sais que de grands artistes ont réussi à vendre à prix d'or de la merde en boîte, mais à ce point sur pellicule c'est plus rare, me semble-t-il.
Resnais joue à l'intellectualisation de son art avec une histoire sans queue ni tête, des dialogues construits de questions hasardeuses, de situations complètement improbables, d'un sur jeu des acteurs avec une palme du ridicule à Mathieu Amalric.
J'ai eu l'impression que Resnais n'avait rien eu à écrire mais qu'il lui fallait un film. Conclusion, il n'avait rien à filmer et les comédiens n'avaient rien à jouer. Il n'a juste à vendre pour environ dix euros du vide, du rien, et le tout sans une once de talent.
Rarement je me suis fait chier au ciné comme ce soir. L'aquarium était vide, un bocal sans poisson.
Et si les herbes sont folles donc, il y en a aussi de bien mauvaises.
De très mauvaises.
Olivier