J'ai toujours été un peu circonspect et à la fois guère convaincu par l'efficacité des journées mondiales ou internationales selon leurs appellations qui mettent le projecteur sur un thème ou en faveur d'une cause.
La liste est longue, journée de la femme, de la terre, contre l'homophobie, sans tabac, contre le racisme, de l'eau, contre le sida, contre le cancer, pour la paix... et ainsi de suite.
Je n'ai jamais compris l'intérêt de telles campagnes. On me dit dans l'oreillette qu'elles sont un moyen pour sensibiliser l'opinion publique à ces thèmes et ces causes. Super !
Enfin, quand je dis super, c'est une façon de parler. Parce qu'à mon avis, on sensibilise que dalle. Tout au plus on en parle surtout ce jour-là, deux à trois jour avant, et passé minuit le beau discours passe par la trappe des oubliettes jusqu'à l'année suivante. Ou à si peu près.
En réalité, ces nobles journées sont une poudre de perlimpinpin tout juste aptes à donner bonne conscience aux individus. Et pas davantage. Ça me rappelle cette vieille chanson de Claude François qui disait "J'y pense et puis j'oublie". Au moins jusqu'à ce que quelqu'un parvienne à me prouver le contraire.
Et pourtant, preuve est faite que je tombe aussi dans le panneau.

Mais puisque ces journées à peu de choses près inutiles existent bel et bien, pourquoi ne pas les inscrire définitivement sur le calendrier si elles ont tant de raison d'être que ça. En lieu et places de toutes ces très très très vieilles femmes et très très très vieux hommes que sont les saints dont l'histoire est soit inconnue de la plupart ou oubliée de tous.
Exit les Saint Gérard, les Saint Georges et les Saint Guillaume. Feus les Saint Gégé en somme et remplacés par sida, cancer et mucoviscidose. Qui sait si ça n'aurait pas davantage de sens, tout au moins autant que celui (de sens) de la Sainte Adèle pour ne citer qu'elle. En prime, rien n'obligerait pour autant de prénommer ses enfants Terre, Paix ou Tabac. Non, rien.

A part mes considérations du premier café du matin, s'il fallait le faire, que dis-je, le rappeler, c'est aujourd'hui la journée mondiale contre l'homophobie, quand le combat devrait être quotidien, et qui ne réduira en rien les insultes, les agressions, les railleries et toutes les discriminations qui y sont liées.
Et je remarque encore, pour terminer, que malgré la quantité importante de mises à jour régulières, Microsoft Word ne connait toujours pas le mot homophobie. Ce qui pourrait signifier en gros que ça n'existe pas. Bien évidemment.

Homophobie 2009

Et tant qu'à ronchonner encore, ce que cette affiche est moche ! Et c'est rien de le dire.
Olivier