Le blog d'Olivier Autissier

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jeudi 2 septembre 2010

Quinze Ans, Le 2 Septembre 1995

C'était exactement maintenant, à 8h05.

Tout avait commencé quatre mois plus tôt par cette phrase : "ne m'appelle plus au boulot, je n' serai pas pendant quelque temps". Ou à peu de mots près, le sens demeure identique. Ce sens que j'avais évidemment compris.
Mais ça n'est qu'une bonne semaine avant cette date anniversaire que je souhaite commencer mon récit.

C'était une fin d'août sans l'insouciance habituelle de cette saison. Je vivais et travaillais alors à Montpellier. En ce début de soirée, je rentrais chez moi. Le témoin rouge du répondeur était allumé, il s'agissait encore de ces bons vieux répondeurs à cassettes qu'il fallait rembobiner pour écouter le message laissé. J'appuyai donc sur le bouton pour y entendre la voix de mon grand-père. De plus loin de mes souvenirs, ce fut la seule fois qu'il composa mon numéro. Par acquis de conscience, j'ai fait défiler la bande pour écouter le message mais exactement comme quatre mois plus tôt, j'avais évidemment compris. Ce serait la dernière fois. Parce que je le savais, ça aussi, que la prochaine serait forcément la dernière. Aussitôt j'enfouis quelques affaires dans un sac, prévoir à l'avance celle qu'il faudrait pour la cérémonie, j'appelai mon directeur à son domicile pour l'informer de mon absence pour une durée indéterminée. Il me rassura en insistant sur le fait que je pouvais prendre le temps qu'il fallait, celui aussi qu'il me faudrait ensuite, puis je pris la route aussitôt en direction d'Alès.

Je ne sais plus si j'avais ou non pris la peine de prévenir mes amis, Monique et Christian, de mon arrivée mais je savais que j'y serais accueilli pour ce même temps, celui qu'il fallait et qu'il me faudrait.
Le lendemain matin à la première heure, j'arrivai à la clinique où ma mère avait été admise depuis la veille.
Je la trouvai amaigrie, très affaiblie néanmoins souriante, à la fois étonnée et contente de me voir. Tu n'aurais pas dû venir. Bien sûr maman, mais je suis là.

Et toute une semaine s'est passée où j'étais les journées entières auprès d'elle.
J'ai commencé à rester les nuits quand, très vite, elle a commencé à perdre son autonomie, qu'il lui fallait quelqu'un pour lui donner à boire, la conduire aux toilettes tant que ce fut possible et que c'était son souhait, la nettoyer ensuite, la porter jusqu'à son lit. Elle mangeait peu, et encore le mot est fort, ne jurant que par moi pour savoir si c'était assez ou non.
La journée, quand elle ne dormait pas, la plupart du temps, elle parlait, elle parlait, elle parlait. Tout en jurant qu'on n'aurait pas sa peau comme ça, elle racontait des dizaines de souvenirs en les mélangeant comme si sa vie entière défilait. C'est une image frappante, inattendue et déstabilisante. Elle demeurait accrochée à son drap qu'elle tenait serré, c'était un signe.
Les premiers marqueurs d'un coma imminent arrivaient, elle ne se réveillait plus que très rarement. A partir de ce moment, je décidai de ne plus quitter sa chambre. Elle s'est endormie à la fin de l'après-midi du 1er septembre. Elle transpirait beaucoup, l'infirmière est venue lui faire sa piqûre dans le ventre et changer le tee-shirt qu'elle portait contre un propre et sec. Je veillai à ce qu'elle la replace dans sa position, c'est à dire les mains derrière la tête comme une bienheureuse qui aurait fait la sieste dans l'herbe.

Plus tard, l'infirmière est revenue pour une nouvelle piqûre. Je n'ai pas osé lui demander de ne pas la lui faire, qu'on lui fiche la paix. Je le regrette encore. Pour le tee-shirt, j'ai dit non cette fois, je ne voulais plus qu'on l'embête.
Au beau milieu de la nuit, je suis allé voir le personnel soignant pour demander quelque chose qui me détende, ça devenait pénible. Je crois que j'espérais aussi, sinon surtout une écoute. Je n'ai obtenu qu'un comprimé.
Dans la chambre, il y avait avec moi une amie de longue date, Nadine, et une autre que personne ne connaissait ni d'Ève ni d'Adam mais qui prétendait l'être. Je ne connaissais pas toutes les relations de ma mère, je ne pouvais pas l'empêcher de rester. Mais elle m'était intruse, intrusive.

La nuit se déroulait dans une lourdeur inimaginable. Avec Nadine, nous discutions de tout et de rien, pour tenter comme nous le pouvions d'effacer ce poids. Il me tardait que ça se termine puisque de toute façon ça allait terminer, je ne voyais plus aucun sens au fait que ça dure encore.
Je ne sais plus qu'elle heure il était quand je me suis approché de son lit. Je me suis accroupi pour être à sa hauteur et je lui ai dit : tu sais maman, tu t'es beaucoup et bien battue mais tu gagneras plus. Arrête de lutter et repose-toi.
Dans les deux minutes qui ont suivi, son bras gauche coincé sous sa nuque est tombé le long du lit, puis le second a suivi comme si elle se détendait, comme si elle m'avait entendu, comme si elle lâchait prise. J'ai dit à Nadine que je croyais qu'elle m'avait entendu. J'en suis toujours aujourd'hui convaincu.
J'ai pris sa main dans la mienne et ne l'ai plus jamais lâchée.

Le jour s'était déjà levé quand je vis qu'elle se mettait à baver. J'attrapais une feuille de Sopalin quand Nadine me fit signe que c'était fini, qu'elle venait de s'éteindre définitivement.
Toute la nuit, face à l'insupportable, il m'avait tardé que cet instant arrive enfin, à bout d'espoirs, à bout de forces. Mais bon sang, qu'est-ce que j'ai eu envie de la secouer à ce moment précis pour lui demander de rester ! Rester encore, même cinq minutes. Même cinq minutes de vie en plus.

C'était exactement maintenant, à 8h05, ce 2 septembre 1995. Il y a quinze ans ce matin. Elle avait 48 ans depuis quinze jours.

Je suis sorti de la chambre, j'ai prévenu les infirmières.
Après que les services des pompes funèbres l'eurent "préparée", je suis revenu dans la chambre avec une partie de la famille arrivée sur place. Elle avait gardé les yeux mi-clos. Ma tante Dominique m'a pris dans ses bras en me disant au creux de l'oreille qu'ainsi elle continuerait à me voir. Et seulement là, je me suis à mis à pleurer, à chialer comme un gosse. Comme j'ai envie de le faire encore en écrivant ce billet.

J'ai demandé ensuite la clef du salon du crématorium où elle serait exposée à ceux qui souhaitaient venir la voir. Elle y restée deux jours. Deux jours pendant lesquels je suis resté avec elle du matin au soir. A lui parler, à l'embrasser, à inviter les amis qui venaient à lui rendre visite. J'étais si fier qu'ils viennent la voir. Deux jours que nous avons partagés, elle et moi dans une sorte d'intimité rare. Je la trouvais belle, je n'ai pas osé la prendre en photo, je le regrette aujourd'hui.

Et puis ce fut la cérémonie. Je m'étais habillé en blanc avec mes chaussures rouges parce que je savais qu'elle les aimait. J'assistai d'un regard distrait à la mise en bière. Je la livrais aux autres, elle ne m'appartenait plus.
J'avais écrit rapidement un texte que je lus à l'église. Je parlais franchement me moquant éperdument de ce que penseraient ces mêmes autres. Je savais qu'elle m'aurait compris. C'était notre histoire.
Notre histoire.
Olivier

mercredi 1 septembre 2010

La Course Camarguaise

Course camarguaise 1
Mon père habite dans un coin où les festivités taurines sont légion, où les manades sont plus nombreuses que les supermarchés. Les fêtes de village en été battent leur plein, particulièrement au mois d'août. Chaque village ou presque est équipé d'arènes et c'est ainsi que les après-midi et les soirées sont organisées des courses camarguaises. D'ailleurs, on trouve dans ces mêmes villages des noms de rues très typiques, rue de l'abbrivados, rue des raseteurs.

Course camarguaise 2Qu'on ne me demande pas les règles précises de ce "jeu", je serais bien incapable de les expliquer avec précision. En résumé, des taureaux carmarguais sont lâchés un par un dans une arène dans laquelle se trouvent des raseteurs. Ces garçons plutôt jeunes, souvent agréables à regarder, doivent en échange de primes, qui augmentent tout au long de la partie par la générosité de publicitaires locaux, attraper des "objets" placés autour des cornes du taureau. Il y a un gland, une cocarde minuscule et ce qu'on appelle les ficelles, une à chaque corne.
Point de mise à mort, même si parfois le taureau se blesse en sautant les barrières ou en fonçant tête première dans leur bois. Sur les sept présentés ce jour-là, un seul aura saigné.

Course camarguaise 3La partie ou le spectacle, selon comme on voudra l'appeler, est ponctuée par des rituels très précis. La présentation des raseteurs d'abord, et ce temps pendant lequel le taureau est lâché tandis que les garçons en blanc n'ont pas le droit d'entrer. Mon père m'expliquait que c'était le temps nécessaire d'une part au taureau de réaliser là où il se trouve, et aux raseteurs pour évaluer l'animal. Et puis, c'est le ok qui permet aux raseteurs d'entrer pour attraper les attributs convoités. Il y a aussi deux autres hommes qui sont les tourneurs, qui semblent sans certitude chargés d'attirer le taureau ou de le faire se placer dans la meilleure position. En tous cas, c'est ainsi que je l'ai compris.

L'ensemble dure environ deux heures? Sept ou huit taureaux sont présentés et tout se termine par une vachette avec les cornes emboulées où tous les adultes, généralement des jeunes passionnés, peuvent à leur tout entrer dans l'arène. Là, plus d'attribut, le but étant seulement de toucher le font de l'animal. Ce qui est loin d'être aussi simple qu'il n'y paraît.
Mon père dit que certains taureaux sont capables de reconnaître les arènes dans lesquelles ils sont. Je le crois.
Enfin, les taureaux sont ramenés au camion par la rue, sérieusement entourés de près par des gardians à cheval et sous l'œil ravi des spectateurs.

Course camarguaise 4
D'autres photos de cette course camarguaise se trouvent ici.
Olivier

mardi 31 août 2010

Et Puis, Août...

Août, père d’entre tous mes pairs et légitime frère
Orgasme de mes étés en inlassables plaisirs
Unisson de jouissances fondues dans tes désirs
Terroir des sens permis sous ton ciel invités.
Olivier

Les Années (4)

A raison d'un pot par jour, un an n'aurait pas suffi à essayer toutes les sortes de yaourts et de desserts lactés. Il y avait des dépilatoires différents pour les aisselles masculines et féminines, des protège-strings, des lingettes, des "recettes créatives" et des "petites bouchées rôties" pour les chats, divisés en chats adultes, jeunes, séniors, d'appartement. Rien du corps humain, de ses fonctions, n'échappait à la prévoyance des industriels. Les aliments étaient soit "enrichis" de substances invisibles, vitamines, oméga 3, fibres. Tout ce qui existe, l'air, le chaud et le froid, l'herbe et les fourmis, la sueur et le ronflement nocturne, était susceptible d'engendrer des marchandises à l'infini et des produits pour entretenir celles-ci dans une subdivision continuelle de la réalité et une démultiplication des objets. L'imagination commerciale était sans bornes. Elle annexait à son profit tous les langages, écologique, psychologique, se parait d'humanisme et de justice sociale, nous enjoignait de "lutter tous ensemble contre la vie chère", prescrivait : "faites-vous plaisir", "faites des affaires". Elle ordonnait la célébration des fêtes traditionnelles, Noël et la Saint-Valentin, accompagnait le ramadan. Elle était une morale, une philosophie, la forme incontestée de nos existences. La vie. La vraie. Auchan.
C'était une dictature douce et heureuse contre laquelle on ne s'insurgeait pas, il fallait simplement se protéger de ses excès, éduquer le consommateur, définition première de l'individu. Pour tout le monde, y compris les immigrants clandestins entassés sur une barque vers la côte espagnole, la liberté avait pour visage un centre commercial, des hypermarchés croulant sous l'abondance. Il était normal que les produits arrivent du monde entier, circulent librement, et que les hommes soient refoulés aux frontières. Pour les franchir certains s'enfermaient dans des camions, se faisaient marchandise - inertes -, mouraient asphyxiés, oubliés par le conducteur sur un parking au soleil de juin à Douves.

...

La sollicitude de la grande distribution allait jusqu'à mettre à la disposition des pauvres des rayons de produits en vrac et bas de gamme, sans marque, corned-beef, pâté de foie, qui rappelaient aux nantis la pénurie et l'austérité des anciens pays de l'Est.

...

Le temps commercial violait de plus belle le temps calendaire. C'est déjà Noël, soupiraient les gens devant l'apparition en rafale au lendemain de la Toussaint des jouets et des chocolats dans les grandes surfaces, débilités par l'impossibilité d'échapper durant des semaines à l'enserrement de la fête majeure qui oblige à penser son être, sa solitude et son pouvoir d'achat par rapport à la société - comme si la vie entière aboutissait à un soir de Noël. C'était une vision qui donnait envie de s'endormir fin novembre et se réveiller au début de l'année suivante. On entrait dans la pire période de désir et d'exécration des choses, l'apogée du geste consommateur - qu'on accomplissait pourtant, dans la chaleur, l'attente aux caisses et la détestation, comme un sacrifice, un devoir de dépense offert à on ne sait quel dieu pour on ne sait quel salut, nous résignant à "faire quelque chose pour Noël", prévoir la décoration du sapin et le menu du déjeuner.

Les années - Annie Erneaux (Gallimard 2008)

Olivier

lundi 30 août 2010

Mes Cévennes

Cevennes 6Il y avait longtemps que je voulais revenir là où je considère que sont mes racines. Les Cévennes, les miennes. Nous habitions à leur extrême sud, à une bonne trentaine de kilomètres de l'endroit où nous avons séjourné ces premiers jours d'août. Depuis quelques années, nos habitudes de nous envoler à l'étranger pour cette course au soleil qui m'est indispensable m'avaient éloigné de ce petit territoire, sorte de coin de paradis, et non ça n'est pas que l'affectif qui parle. Je ne m'en plains pas, je suis toujours le premier à vouloir sauter dans un avion en direction d'une assurance sur ce soleil.
Alors cette année, la configuration de nos vacances avec ce retour sur Paris au milieu pour le mariage de Julie et Gregory a permis cette escapade cévennole, ce retour aux sources. Je sais, tout ça n'est qu'argument à la con mais c'est comme ça.
Et nous voilà donc dans le TGV en direction de Nîmes. Après une rapide escale chez le loueur de voitures le temps de récupérer une SEAT Ibiza flambant neuve et c'était parti pour notre seconde moitié de vacances sur les routes du Gard.


Cevennes 7Et ainsi jusqu'à Saint Jean du Gard où nous regagnions un charmant petit hôtel façon motel à l'américaine. C'est dire si j'en ai passé des soirées à regarder les étoiles vautré dans le transat sur la pelouse devant la chambre. Et quel plaisir le matin d'ouvrir ses volets et sa porte de plein pied, directement sur la pelouse. Allez un peu de pub, j'en ai éclusé des hôtels mais la Corniche des Cévennes reste à ce jour mon meilleur souvenir. En prime, on y est aux petits soins de la direction qui est à la fois présente et discrète. Des pros !

J'aurais juré que mon père, rentrant de vacances le jour de notre arrivée, s'était stationné dans le premier virage parce que ça ne faisait pas deux minutes que j'avais garé la voiture que le voilà qui passe sur la route. Tiens, quelle surprise ! Mais non, en tous cas il m'a juré que non ;) .


Cevennes 8Et après ? Rien d'autre que le calme juste dérangé par l'eau qui coule, le cri d'un héron cendré parfois, l'appel sur le marché d'un vendeur de pélardons (qui ne connaît pas le pélardon rate quelque chose), le bruit d'une petite cuillère dans un pot de confiture de châtaignes... De la paix, du repos et le plaisir de se régaler des deux.
Retrouver des noms oubliés sur des pancartes, revoir des villages singuliers comme le Mas Soubeyran, goûter à nouveau à l'eau du Gardon, partir sur les traces du lieu de villégiature d'un blogueur breton, se baigner à son eau et l'imaginer avant et après nous au même endroit, regarder les étoiles même si je l'ai déjà mais c'est tellement chouette, manger des salades ou des pizzas au pélardon toujours et encore, se promener sur les marchés, se goinfrer des paysages. S'en prendre plein les yeux, plein la tête, plein le cœur et se convaincre une nouvelle fois et sans la moindre difficulté qu'on l'aime son pays.

Cevennes 9

Alors bien sûr, on en a profité. Autant que possible. Et le possible fut grand. Baignades, promenades, plaisirs de la bouche et fringale permanente de tout, encore et encore. C'est tant mieux.
Le dernier dimanche est arrivé, nous quittions cet hôtel fabuleux pour aller terminer notre séjour chez mon père entre Nîmes et Montpellier. Autre région autres souvenirs, tant d'attachements cependant. Dîner en bords de mer, fête d'anniversaires groupés, ma sœur mes frères même si l'un d'eux n'avait pu se joindre à la soirée, et grandes discussions dans le jardin et à l'horizon.

Chez mon pere
L'heure de la fin des vacances sonnait alors. Il fallut repartir pour la gare de Nîmes, sauter dans un autre TGV qui nous ramènerait vers Paris en marquant la fin d'une parenthèse enchantée tout en offrant la promesse de nouvelles à venir.

Dans le cas où, les photos des Cévennes sont .
Olivier

dimanche 29 août 2010

Alain Minc : Le Devoir De L'Absurde

Alain MincLa terre est bonne et généreuse. De porter de pareils énergumènes.
Si Alain Minc est loin d'être le seul à compter parmi la foule des imbéciles heureux, c'est quand même lui qui a décroché le pompon de l'ânerie, et je suis aimable, cette semaine. J'avais pourtant hésité avec la ravissante bécasse Rachida Dati qui a encore perdu une occasion de se taire ou Amine Benalia-Brouch qui s'est révélé encore plus bête que dans le passé en quittant l'UMP au prétexte qu'il n'est plus d'accord pour rejoindre le parti d'un autre membre de l'UMP. Moi je dis que ce sont les idiots, quand il y en a un ça va...

Mais revenons à Alain Minc qui donc a décroché la timbale en déclarant cette semaine à propos de la réaction de Benoît XVI sur les décisions du gouvernement d'expulser à tour de bras les roms :

"Son insensibilité qu'on a mesurée quand il a réinstallé un évêque révisionniste, son insensibilité à l'Histoire, dont il est comme tous les Allemands un héritier, non pas un coupable mais un héritier"

Voilà qui vaut son pesant de cacahuètes et 50% offerts en prime.

"J'ai envie d'exploser un peu. Ce pape allemand ? Parler comme il a parlé ? En français ? On peut discuter de ce que l'on veut sur l'affaire des Roms, mais pas un pape allemand. Jean-Paul II peut-être, pas lui"

On remarquera que s'il a plongé la tête la première dans son bain d'absurdité, probablement son lot quotidien quand on voit chaque jour de quelle mauvaise manière il conseille l'excité qui nous sert (hélas) de président, il y est allé de tout son cœur jusqu'aux orteils.

Si encore, Alain Minc avait argumenté sa thèse par rapport aux penchants politiques de la jeunesse du vieux réactionnaire, sans doute j'aurais admis qu'il entende réfuter ses propos. Mais appuyer un avis sur un tel amalgame relève de la plus pure idiotie et me semble répréhensible moralement tout au moins.

Alors, j'ai deux choses à dire à vous dire, Alain Minc. Au minimum.
La première c'est que à coup sûr, pour paraphraser ses propos, votre insensibilité qu'on a mesurée quand vous avez déclaré ces infamies, votre insensibilité à l'histoire de ma France, dont vous êtes comme tous ceux qui nous gouvernent, fait de vous un héritier, mais aussi un coupable.
La seconde c'est que j'aimerais qu'au nom des atteintes portées à la même France que vous élevez au rang d’une mauvaise priorité, cette France que le peuple aime et non pas celle que vous en faites, un jour vous et vos acolytes soyez également expulsés. Le plus loin possible, au-delà du néant, au fond du couloir à gauche après les oubliettes.
Olivier

Je T'En Pose Des Questions ?

Si j'avais une troisième main, travaillerais-je davantage ?
Si j'avais un pied supplémentaire, est-ce que j'avancerais plus vite ?
Si j'avais une autre paire d'yeux derrière la tête, que je ne sois pas obligé de me retourner, comment les garçons sauraient qu'ils me plaisent ?
Si j'avais une trompette à la maison, aurais-je assez de souffle pour en jouer correctement ?
Si la lune tombait dans un jardin, le fermerait-on la nuit alors que c'est à ce moment-là qu'elle brille ?
Si Dalida pouvait encore chanter, choisirait-elle l'Olympia ou Bercy ?
Si pour une fois la semaine était composée de sept dimanches, serions-nous en congés mais payés ?
Si les cigarettes que je fume ne se consumaient pas, ferais-je réellement des économies ou bien est-ce que je dépenserais cet argent autrement ?
Si la mer était sucrée, nous conseillerait-on de limiter les bains ?
Si mon père avait vingt ans cette année, m'appellerait-il papa ?
Si le savon sentait la transpiration, prendrions-nous encore le métro ?
Si Christine Boutin était reine de France, aurions-nous été obligés d'aller à l'église ce matin ?
Si je chaussais du 33, est-ce que ceux qui s'en apercevaient penseraient que j'ai une petite bite ?
Si j'étais une fève dans une galette des rois, pour combien de personnes faudrait-il la faire ?
Si j'étais un billet de banque, tu m'échangerais contre quoi ?
Si mon clavier était un immense pavé numérique, 1259716173382446289 ?
Si le vent entrait par mes oreilles, est-ce qu'il refroidirait le sang ?
Si le monde se limitait à Paris, où irions-nous en vacances ?
Si les chats se lavaient en machine, un bouchon d'assouplissant suffirait-il ?
Olivier

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