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samedi 17 mai 2008

Le "Détail" Qui Tue

J'apprenais ce matin, peu de temps avant de partir travailler, le choix de l'Empereur de dire non à la reconnaissance par la France de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie qui a lieu le 17 mai. Merci AL1 pour cette information.
Merci Nicolas, tes citoyens te saluent. Une partie t'applaudit des deux mains, la même qui déchantera dès demain. Moi, personnellement, je te vomis, mais ça n'est pas nouveau.
Combien se souviennent que déjà il avait inscrit dans son programme dont il ne reste pas grand chose (mais bien sûr c'est la faute aux syndicats, mais bien sûr c'est la faute aux fonctionnaires, mais bien sûr c'est la faute à la crise, mais bien sûr c'est la faute à la vermine) le projet d'amélioration du Pacs en Union Civile ? Et qui l'a vue, cette amélioration ? J'en vois si peu qui lèvent le doigt.
1 + 1 égalant normalement 2, excepté peut-être pour Jean-Claude Van Damme qui y voit un potentiel 11. Ça + ça égalent aussi un beaucoup. Et moi j'y vois du trop.
Je peux, à bien des égards, me montrer indulgent, patient et même pardonner. Je peux aussi, aux mêmes égards me comporter comme Saint-Thomas et ne croire que ce que je vois.
Or, je ne vois rien, ni se mettre en place, ni se signer. Ni même rien venir, pas davantage que ma soeur Anne qui ne s'appelle pas Anne.
Au contraire, je lis une volonté féroce de ne surtout rien proposer, rien imaginer, pour une fois ne surtout pas s'aligner sur d'autres pays européens pourtant si cités en exemple selon l'arrangement trouvé.
On me dira, si haut et si fort, que notre Empereur a bien des défauts, j'en connais même des qui lui trouvent des qualités (mort de rire), mais qu'en aucun cas il n'a jamais fait montre d'une homophobie quelconque. C'est possible, mais je ne le vois pas démontrer non plus le contraire.

Ce refus de reconnaissance par la France m'interroge. S'il n'est pas la preuve d'un désir de laisser croire que l'homosexualité, au travers des femmes et des hommes qui la vivent de près ou de loin au quotidien, n'est qu'un "détail" de la société de tous les temps et que ceux qui la choisissent, la subissent, l'assument ou non, ou qui en meurent ne doivent être ni considérés ni protégés, il est en tous cas le signe fort d'un conservatisme puant, rétrograde et réfractaire.

La journée mondiale de lutte contre l'homophobie, c'est aujourd'hui. Et tous les jours, au moins tant que nous sera entretenue, de plein gré, notre stigmatisation.
Olivier

jeudi 15 mai 2008

Santé !

Et puis zut !
C'est un peu de saison même si ça n'est pas complètement de circonstance. Et encore que.

Il me l'a dit ce matin. Lui non plus ne peut pas être complètement sûr, mais il avait ces mots rassurants, ceux dont je m'étais approprié la conviction depuis quelques temps, à la lecture, à ma lecture.
Elle, elle me dit que je suis terrible d'abord. Et puis, elle ne me désapprouve pas entièrement non plus. Mais à la moindre porte qui s'entrouvre, elle s'engouffre à nouveau. Alors, je lui réponds qu'elle est terrible. Elle aussi.
Et donc, jusqu'à nouvel ordre, ou nouvelle alerte qui remettra la question sur la table où forcément ce sera moi qui emporterait la décision finale, nous en resterons là. Et c'est comme ça parce que c'est très bien comme ça.

Lui, c'est le médecin qui pratiquait l'échographie abdominale ce matin en affirmant qu'il ne voyait pas bien ce que pourrait avoir mon foie, qu'il le trouvait homogène sans marques particulières.
Elle, c'est ma médecin (ça se dit ma médecin ?) hospitalière en reconnaissant qu'effectivement il n'y a aucune urgence. Et de m'autoriser encore à refuser cette satanée biopsie qui de toute façon sera négative. Je lui ai dit ok, quand ça le nécessitera vraiment.
Parce qu'à ce jour, seul le fibrotest qui n'est pas reconnu totalement fiable est au rouge. Les marqueurs individuels sont normaux, la gastro dit que le foie fonctionne très bien, à la palpation il ne montre rien d'anormal et l'échographie est cent pour cent bonne. Enfin, comme une cerise sur la gâteau (de foie), je prends déjà ce qu'on fait de plus fort en matière de traitement. Alors...

Alors, santé ! Et à la vôtre ! Premier pastis de l'année, faisons un voeu, sinon plusieurs :)

Et tant pis si on me parle déjà de coloscopie, mon âge conjugué aux antécédents familiaux. En attendant, qu'on me laisse respirer en paix, au moins cet été.
Olivier

mercredi 14 mai 2008

Si Les Trous Du Cul Se Voyaient

Il me semble qu'on peut compter deux catégories de trous du cul. Je n'en vois pas d'autres, a priori.

Il y a, c'est toujours possible, moi par exemple, eux aussi, d'autres sans doute, voire vous, qui sait. Parce que chacun et chacun se sont probablement fait traiter de trou du cul une fois dans leur vie. En ce qui me concerne, ce fut largement plus d'une.
Mais pour ce qui m'intéresse aujourd'hui, mettons tous ces trous du cul potentiels de côté, ils ne sont pas mon sujet.

Et puis il y a les autres. Les vrais trous du cul, ce qu'on peut qualifier d'anatomiques, ceux auxquels on n'échappe pas mais par où se fait l'échappement, à proprement parler le sien, et selon l'usage celui des autres. Ceux qui sont donc le sujet du jour.

J'en ai vu des catalogues, je ne les compte plus - pardon papa - et à l'origine, qui n'est pas exactement celle du monde, ils se ressemblent à peu de détails près. Oui, je trouve qu'ils se ressemblent jusqu'à ce que... tant l'usage que l'usure ne vienne marquer le corps à cet endroit aussi.
Je me suis fait cette réflexion dans le métro hier en regardant essentiellement des jeunes filles. Double curiosité. Parce que l'endroit n'est pas franchement approprié pour penser à eux, quoique. Et puis, si certains en doutaient encore, m'étonnerait assez, je n'ai aucune expertise à égard au trou du cul des filles.
Je regardais donc ces demoiselles, ces dames qui pour la plupart avaient mis un soin réel à organiser leur chevelure, leurs toilettes et leurs divers accessoires. Leur look quoi ! Et qui, pour la plupart toujours, portaient des chaussures ouvertes qui laissaient voir ou dépasser des pieds, parfois des orteils aux talons, franchement à l'opposé de leur image du haut. Bref...
Et c'est là que je me suis dit, si les trous du cul se voyaient... En effet, imaginons le temps de cette lecture, ça devrait suffire, que nos chers et indispensables trous du cul soient situés sur des parties que nous dévoilons aux beaux jours, comme les mollets ou les bras. Imaginons encore qu'ils soient placés à des endroits montrés toute l'année, les mains par exemple. Poussons jusqu'à l'extrême, et j'en connais qui adoreraient cela, que nos trous du cul soient simplement inscrits sur nos visages. Ok, imaginons seulement.

C'est à partir de là que j'ai fait le lien avec certains pieds des femmes dans cette rame de métro. Et ailleurs. Parce qu'il suffit de se promener sur certains sites de cul pour évidemment comprendre ma comparaison. S'y promener et chercher. Les trous du cul justement !
Parce que si les trous du cul se voyaient, je ne sais pas si les mecs seraient aussi nombreux, les femmes aussi ?, à tellement chercher à se le faire exploser davantage, élargir au maximum, j'en passe et des meilleures. Oui, des meilleures parce que je sais que c'est bon parfois.
Certains pour des trips plus hardos précisent pas de marques... Pas de marques, mon cul oui ! Bien sûr que ça marque. Et pas qu'un peu !
Et c'est ainsi que j'en suis arrivé à cette conclusion entre deux stations sur la ligne 2, que si les trous du cul se voyaient, peut-être, je dis bien peut-être, ils seraient, elles ?, moins nombreux à repousser toujours les limites de l'exploit.
Ma comparaison est bonne. Quand on regarde les gueules, les torses ou les ventres de Pierre, de Paul ou de Jacques, sous leurs derniers tee-shits tout juste sortis du BHV Homme, en se disant que "fait chaud !", on peut très vite faire le rapprochement avec les pieds de ces filles dans le métro dès qu'on aura cliqué sur d'autres photos davantage... profondes.

Sinon, je remercie toutes celles et ceux qui passeront peut-être par là de souligner l'immense délicatesse dont je fait preuve à leur égard puisque on peut remarquer que ce billet est sans photo.
Olivier

mardi 13 mai 2008

Rencontre (s) Avec Yves Navarre - I

La première fut le fruit du hasard, enfin pas exactement, disons le résultat d’un concours de circonstances, celle de l’actualité et celle de l’âge que j’avais. Avec les années passant, les nombreuses passées maintenant, le recul ou la vision que je peux en avoir depuis cette hauteur prise par rapport aux évènements qui m’ont construit, je crois qu’elle était inévitable. A moins que ça ne soit le contraire et alors je crains de ne pouvoir l’expliquer sans générer une complexité aiguë tant à la lecture qu’à la compréhension de cette évocation. Ou bien, si elle n’avait pas eu lieu, sans doute ne serais-je pareil aujourd’hui. Il m’est difficile de dire justement s’il s’est agi d’un croisement attendu ou si j’ai puisé en lui une partie de mon essence.

J’avais seize ans quand Yves Navarre reçut le prix Goncourt et je crois bien que quelque chose a changé à partir de là. Un quelque chose énorme qui depuis est resté ancré en moi. C’était en 1980 pour son roman « Le jardin d’acclimatation ». Qu’à sa première lecture je n’ai pas compris mais ça importait si peu alors. Et tant pis si ça semble con. Ce qui comptait résidait dans l’existence de cet homme, dans la médiatisation de son livre couronné et dans ce que ça impliquait pour moi. Que je n’étais pas seul d’une part, bien que je m’en doutais un peu déjà n’étant pas complètement neuneu, et surtout parce que quelqu’un avait osé dire publiquement son homosexualité. A partir de là, du haut de mon adolescence balourde, tout devenait possible. Oui, tout. Parce qu’il l’avait fait et que plus rien ne m’empêchait alors. J’ai appris ensuite que d’autres avant lui avait fait cet aveu, probablement que mon jeune âge associé à l’époque peut expliquer mon ignorance ainsi que mon accès aux médias alors assez restreint. Rappelons-nous juste un instant que nous étions en 1980, et que je fréquentais le lycée d’une petite ville de province.

Je savais depuis un bail déjà, comme on disait plus péjorativement qu’aujourd’hui, ou alors était-ce parce que maintenant ce mot m’est devenu affectueux selon comment il est employé, que j’étais pédé. Ma sexualité avait déjà fait la preuve du constat, et sinon mes camarades de classe s’étaient chargés de me le faire savoir pendant les années d’école primaire.

J’étais en seconde, et même si les brimades avaient cessé depuis le collège, je sentais bien que je n’étais pas accepté partout de bonne grâce. Je l’étais par les filles, of course, par les rebelles et chahuteurs qui trouvaient en moi un meneur, mais guère davantage. Alors cette révélation à moi-même que représentait la notoriété d’Yves Navarre, cette « popularisation » de la chose élargissait mon horizon en élaguant mes trouilles...
Olivier

lundi 12 mai 2008

Morceaux De Soleil

Olivier

Rue Du Vieux Marché Aux Poissons

A Strasbourg (Bas-Rhin). Dans l'ordre de leur apparition. Parce que.


Olivier

dimanche 11 mai 2008

Ponts Du 8 Mai

Et le lendemain, ce temps exceptionnellement beau était de nouveau au rendez-vous. Il l'est depuis quotidiennement, et je revis.
Ce jeudi férié, Jean-Michel ne travaillait pas, le sagouin ne reprend que le 13 ;) , et ce fut bien volontiers qu'il m'accompagna poursuivre cette balade de la veille, faite de plaisir, d'images et de chaleur.
Direction les quais à nouveau, au niveau de l'Hôtel de Ville, à quelques mètres près là où je les avais laissés.
Et c'est plus fort que moi, en plus de quelques clichés de ci ou de ça, ce sont encore les ponts (ou les passerelles) qui ont attiré mon regard, particulièrement leur dessous affriolants.
Du monde, il y en avait partout, davantage sur la rive droite, et "tata beach" dont je pensais que les offices étaient révolus affichait ses corps étendus, qui déjà brunissaient sous les rayons lécheurs. J'ai un peu de mal à concevoir la bronzette sous le bruit de la ville, concert de klaxons et moteurs, alors qu'il y a tant d'espaces boisés autour de Paris, mais après tout chacun son truc. Ni ça me gêne, ni ça me ravit, l'exposition ainsi offerte ne m'excite pas plus l'oeil que la libido.
Je crains que Valérie ne reçoive pas le même plaisir cette fois puisque de vues de Paris, point. Il y aura bien en fin de billet deux photos de la Tour Eiffel que j'affectionne tant et qui fut le point final de la promenade, mais rien de franchement original.
Les ponts sur la Seine à Paris ne se ressemblent pas. Il existe bien quelques similitudes entre certains mais la plupart ont un charme propre qui empêche normalement de confondre par exemple le Pont Neuf et le Pont Alexandre III. Enfin, je crois. Il en est de même pour leurs structures et piliers, néanmoins vus de dessous je suis bien incapable de dire de quel pont il s'agit.
Trêve de blablabla..., j'ai du mal avec le trouver les mots pour le dire, et soudain je pense à Marie Cardinal.
Si ce temps persiste, je continuerai à aller me gaver de soleil, pas tant pour la couleur de la peau qui me donne bonne mine, mais pour toute l'énergie que j'absorbe, la bonne humeur que j'en distille et la liqueur de jours rayonnants que j'en produis. Et rien que ça !
C'est très prétentieux sans doute d'afficher ainsi des photos quand on n'est pas photographe. Qu'importe en même temps !
Olivier