Le blog d'Olivier Autissier

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samedi 4 juillet 2009

La Science Des Vieux Cons

Celle qui consiste à dire d'emblée comme un règle fondamentale que c'était mieux avant. Toute notion de nostalgie mise à part.
Celle qui consiste à refuser en bloc les moindres évolutions et changements dès lors qu'ils s'éloignent de sa conception de ses propres valeurs.
Celle qui consister à se réfugier derrière l'étendard d'une morale discutable puisque personnelle sous le prétexte qu'à l'époque et au même âge, ils n'auraient jamais commis de telles choses.
Celle qui consiste à revêtir une panoplie mal cousue de grand savant, de grand philosophe, ou pire de grand sage pour affirmer qu'eux aussi sont passés par là, et que dons forcément ils savent.
Celle qui constate, au-delà de quelques valeurs fondées que ce soit, à systématiser le c'était mieux avant parce qu'il ne pourrait en être autrement.
Celle(s) que j'oublie sans doute.

Comme la ménopause ou l'arthrite, la presbytie ou les problèmes de prostates, la science des vieux cons commence à se stigmatiser plus particulièrement après les quarante ans, et devient sensible à partir des quarante-cinq. Mais comme pour les autres symptômes, il n'y a pas de règle avérée et elle peut ainsi survenir à n'importe quel âge.
Que j'aurais pu aussi appeler la science des vieux grincheux. Suivez mon regard.

Je me faisais la réflexion pendant mon séjour au bord de l'océan, en voyant évoluer des jeunes que peut-être, voire sans doute, je commençais à mon tour par être atteint du syndrome de la science des vieux cons. Tout en me disant que tant que je m'en rendais compte tout n'était peut-être pas perdu, que ma vigilance à mes remarques, aux voix hautes et basses, pouvait avoir l'effet d'un traitement préventif à mon entrée définitive en beaufitude.
Parce qu'il me semble que cette bêtise est comme un chant des sirènes, si facilement accessible depuis des certitudes impétueuses qui invitent sans cesse à y succomber.
Alors, j'y veille, tournant sept fois ma langue dans la bouche, seule, avant d'étaler une connerie issue de cette science des vieux cons, je réfléchis au sens de ce que je pense ou pourrais dire et je me demande définitivement si je sais vraiment ou non. Et souvent c'est non, en réalité. Et je m'abstiens.

Et puis, de réflexions en réflexions, me revient en mémoire qu'il existe aussi une science des jeunes cons.
Celle qui consiste à se croire d'emblée supérieur aux autres parce qu'une fois on aura fait quelque chose de rare.
Celle qui consiste à déjà tout savoir parce qu'à la pointe de la jeunesse, à la fraîcheur de l'âge.
Celle qui consiste au on ne me l'a fait pas, j'ai lu ci ou ça, j'en ai vu autant.
Celle(s) que j'oublie sans doute.

Celle dont je suis certain d'avoir été atteint, avec parfois une arrogance à toute épreuve.
Parce que si ces deux sciences s'opposent, hélas la première n'empêche pas l'autre.

N'ayant pour ma part jamais acquis de sagesse réelle, j'essaie au moins de prendre le recul nécessaire pour ne pas tomber une seconde fois dans la même marmite. Tout en craignant de ne pas y réussir à chaque coup.
Olivier

jeudi 2 juillet 2009

On Ira Tous Au... Champ De Mars

Bonjour à tous,

Ce mail pour vous transmettre les dernières informations concernant le rassemblement de ce dimanche 5 juillet, à 16h au Champ de Mars.
Le choix de la chanson à fait éclater des débats tout au long de la préparation de l'événement. Vous avez peut-être suivi ces débats sur Facebook, mais nous avons dû trancher.

La chanson "phare" sera : Michel Polnareff - On ira tous au paradis !

D'autres morceaux seront chantés, nous les avons choisis en fonction des différentes propositions et demandes des membres du groupe et/ou de l'événement Facebook.

Pour rappel, le RDV est à 16h pile ce dimanche 5 juillet au Champ de Mars sur les 2 pelouses derrière le mur de la Paix.
Accès Métro le plus proche : Ecole Militaire
Accès Bus 82/80/28

15 000 flyers avec les paroles des chansons seront distribués pour permettre à tous de chanter haut et fort.
Et ce qui est génial c'est que France Bleu Ile de France mettra en place une émission "spéciale" le dimanche 5/07 après midi avec un suivi de l'événement jusqu'à 21h dans l'émission "On fait la route ensemble".
Enfin parce que nous souhaitons que notre rassemblement soit VRAIMENT fun nous distribuerons des milliers de cadeaux : Lunettes blanches et perruques blondes de Polnareff, t-shirts, ailes d'anges....

IMPORTANT : Soyez à l'heure car le GO de départ de la 1ère chanson sera donné en live via France Bleu.
Si vous disposez de mini-radio, venez avec et branchez vous sur 107.1
N'hésitez pas à transmettre ce message autour de vous car les paramètres Facebook ont changé la semaine dernière et depuis, il est juste impossible d'envoyer des messages groupés aux membres d'un groupe et/ou d'un événement si une page Fan n'a pas été créé avant :-)
Merci et à dimanche !
Amicalement,
L'équipe Certifié Brillant

ps1 : ne cherchez pas l'écran géant mais des personnes avec des ailes d'anges : )
ps2 : Venez Nombreux, en famille, avec vos amis...



Je ne suis pas certain que j'aurais choisi cette chanson, et en même temps peut-être ne sommes-nous pas si mal tombés.
Je rappelle que cet évènement est organisé comme le pendant de celui qui s'était produit à Londres.
Olivier

Merci La Gay Pride

Marques bronzage

Olivier

mercredi 1 juillet 2009

Rue De L'Hirondelle.2

A Paris. Après celle de Toulouse.
Et puis le saucisson aussi je le préfère en rondelles. Quoiqu'on en pense.

Rue de l'Hirondelle

Olivier

mardi 30 juin 2009

Les Soldats De L'Entrée

Voilà des semaines que j’ai demandé à ces soldats de quitter l’entrée de l’immeuble. Ils maintiennent toujours et depuis que c’est par là qu’ils ont vue entrer, et que c’est par là qu’elle sortira.
Ça n’est donc pas un furet.
Olivier

lundi 29 juin 2009

Les Sables Et Moi Et Moi

Il m'avait fallu y réfléchir tout le lundi après-midi pour finalement aller retirer mes billets peu avant la fermeture de l'agence.
Et puis le mardi matin, Jean-Michel était parti travailler, me disant au revoir presque comme un jour normal. Et n'en était-ce pas un ?

Les Sables 1Arrivé avec plus de 40 minutes de retard, tandis que papis et mamies s'inquiétaient déjà de l'ultra gauche de Tarnac ;) , je repensais à ce fabuleux slogan de la SNCF d'il y a ... plus de 20 ans environ, "c'est pas du vol". Parce qu'en effet, si la SNCF dirigeait une flotte aérienne, entre pannes et autres avaries, ça risquerait de ne pas être triste. Ou de l'être.
Je sors donc de la gare autour (n'est-ce pas Calystee ;) ) de 14h15 sous un ciel bleu uniforme, un soleil qui mordait avec la sensualité que je cherchais. Le premier hôtel que je vois en face fera mon affaire, troisième étage, vue sur la gare, on peut faire mieux mais je m'en fous. L'endroit est propre, spacieux et silencieux, je n'en demande pas davantage. Je pose mon jean, enfile un short et je sors. J'ai faim !
En cinq minutes, je suis au centre ville, en moins de dix sur le remblai debout regardant l'océan qui m'attendait.

Les Sables 2Et puis c'est sur le port de pêche que j'ai décidé de manger. Enfin, ça n'était pas vraiment un choix, le temps de trouver un distributeur (alors que j'étais passé devant deux ou trois sans m'en apercevoir) et de poursuivre ma route jusqu'à une terrasse qui me tente. Galette jambon fromage, bolée de cidre et crêpe au chocolat. Désolée, je n'aime pas les moules. Ni les fruits de mer en général.

Et puis me voilà, comme si je ne m'y étais pas attendu, face à du temps en solitaire qu'il me faudrait remplir. Qui ressemblait tellement à du vide.
Alors j'ai commencé par marcher. Je suis retourné vers le remblai, aimant consacré de toute station balnéaire qui en possède un. Et j'ai longé la mer en regardant les parasols semés sur la plage, les silhouettes qui se baignaient, et au loin les bateaux. Un vrai Michel Jonasz !

Les Sables 3Ça peut ne pas en avoir l'air comme ça, quand d'une extrémité on regarde l'autre, mais c'est qu'il est long le remblai. Très long. Et moi, heureux qui comme Ulysse, je l'ai remonté tel un bleu bite, un peu comme un touriste parisien. C'est à dire sans protection solaire. Evidemment puisque je ne venais que décompresser deux ou trois jours. Evidemment, fallait voir ma tronche à l'arrivée ! Depuis ça a viré au brun, donc ça va. Pourvu qu'on n'y touche pas, c'est rêche comme un Scotch Brite.
Mais au moins, j'avais rempli mon après-midi, ce qui correspondait à mon essentiel.
Retour à l'hôtel vers 19h00, sieste jusqu'à 22h00 avant une dernière virée au bord de l'eau.

Les Sables 4Le lendemain matin, j'étais débout à 7h15. Un quart d'heure pus tard, je partais en quête d'un petit déjeuner tourné vers l'océan. Oui mais voilà. Sur le remblai, à cette heure-ci et en dépit qu'on n'y fasse pas la fête bien tard le soir, tout est fermé. Avec mon appétit, j'avais l'air d'un con.
Ainsi, avec mon ventre vide, ce que personne n'aurait cru, nous sommes entrés dans la première boulangerie trouvée avant de retourner à la terrasse du bar de l'hôtel pour y avaler un grand café noir.

Les Sables 5Une douche plus tard, me voilà de retour sur la jetée qui longe le chenal. Bien décidé à photographier tout ce qui bouge, et à cette heure surtout ce qui ne bouge pas, je marche, je marche, je marche... Mais qu'est-ce que je fous là-bas ?

Tu es censé te reposer et voilà de nouveau que tu marches en plein cagnard, sous la chaleur, et en plus tu photographies n'importe quoi !

Mais qui me parle sinon moi ? Aurais-je un Jiminy Criquet moi aussi ?

Les Sables 6Ouais, j'étais censé.
Alors, je suis aller prendre un autre grand café avant d'entrer par hasard dans les halles pour y découvrir un lieu que j'ai beaucoup aimé, qui respirait la vie à plein nez et où je suis resté un bon moment.
Un petit tour obligé par l'église, Notre Dame du Bon Secours, de mémoire, je crois, photos ratées des vitraux quand voilà de nouveau mon grillon de bande dessinée qui me rejoue sa sérénade en morale majeure.
Il est midi ou quelque chose comme ça.
Je file au marché, je m'y achète un short. Je me promène dans des quartiers davantage résidentiels, je suis un bon touriste en somme. Dans la matinée, j'avais acheté un cadeau à Jean-Michel, envoyé la carte postale. Et si j'allais faire une sieste ?
Sitôt dit, sitôt fait.

Les Sables 7On est censé apercevoir des mouettes sur l'îlot caillouteux. Je le précise car la réduction de l'image ne permet de se rendre au premier coup d'œil de l'évidence.

Putain de sandwich avalé vers 16h00, frites et steaks hachés fourrés dans l'équivalent d'un pain. Je n'en suis même pas arrivé au bout, et pour ceux qui me connaissent, ça veut dire beaucoup. Même si je ne joue pas de piano debout.
Mais pourquoi je raconte tout ça ?
Bière, Coca, Bière, et après je m'étonne de grossir ?, promenade le long de l'océan avec une bouteille d'un litre et demi de flotte quand même, dont je suis cette fois parvenu au bout.

Les Sables 8Enfin, je commençais à me sentir bien dans mes sabots Crocs, à apprécier le moment présent pour ce qu'il était, la tête commençait à se vider, ce qui d'après certains ne devrait pourtant pas prendre autant de temps, à me détendre. J'étais fatigué, j'avais chaud et mal aux jambes, simplement je ne me rendais pas encore compte que j'évacuais tant de stress qu'en fait je me reposais bel et bien.

Il en a mis du temps à comprendre !

Ta gueule l'insecte au parapluie, en plus tu es ridicule avec ce soleil.

Les Sables 9Le troisième et dernier jour, je suis allé voir le phare emprisonné, après qu'un serveur de grand café m'ait expliqué qu'il y avait un bateau bus qui assurait la traversée du chenal.
Ce jour-là, j'étais enfin bien, prêt à tenter toutes les aventures s'il n'avait pas fallu penser à rentrer à Paris.
La Chaume, tel est le nom du village qui se trouve de l'autre côté. Deux ou trois sites touristiques à mon avis sans grand intérêt que celui de la vue sur l'océan par une côte plus sauvage, et le bar du Port.
Le bar du Port. J'avais faim et il me séduisit par sa terrasse en espaliers, ses parasols et ses jardinières toutes fleuries. Un bar à tapas, le top ! Je m'installe, je commande une bière, une Mélusine, bière artisanale vendéenne, une merveille. Je me laisse tenter, sollicité par un accueil digne de ce nom par une tranche de thon basquaise et son riz bio, un régal. Un café gourmand aura eu raison de ma sagesse en fin de repas, sur cette très agréable et savoureuse terrasse où je suis resté près de deux heures. Quand même !
Sauf que ces moments-là, ça se partage et Jean-Michel manquait tant au paysage qu'à l'accompagnement.

Et puis, j'ai repris mon bateau bus, pour 90 centimes, pour regagner l'autre rive.

Les Sables 10Et j'ai fait les soldes ! Ben quoi ?
Pris un dernier Coca en terrasse à l'ombre, fouillé des quartiers excentrés en quête de plaques de rues animalières (deux de plus en poche) avant de reprendre le train. J'ai devancé l'horaire de 40 minutes, le retard de l'aller me faisant craindre de rater mon TGV à Nantes ce que je n'imaginais même pas.
Et puis, ce fut le retour à Paris, à l'appartement. Retrouver mon Doudou était devenu un seul but.

Aujourd'hui, je sais que ce séjour a été bénéfique. Très. Il m'a juste fallu du temps pour m'en rendre compte et pour l'accepter.
Normalement, je devrais reprendre le boulot demain sur de bonnes bases.
Et juste dans le cas où y en aurait qui voudrait mieux voir les mouettes sur le caillou, ça se passe par là ;) .
Vraiment, pourquoi je raconte tout ça ?
Olivier

dimanche 28 juin 2009

Les Elles & Les Ils (portraits choisis)

Portrait Gay Pride 1 Portrait Gay Pride 2 Portrait Gay Pride 3 Portrait Gay Pride 4 Portrait Gay Pride 5 Portrait Gay Pride 6 Portrait Gay Pride 7 Portrait Gay Pride 8 Portrait Gay Pride 9 Portrait Gay Pride 10 Portrait Gay Pride 11 Portrait Gay Pride 12 Portrait Gay Pride 13 Portrait Gay Pride 14 Portrait Gay Pride 15 Portrait Gay Pride 16

Elles ne sont pas cliquables.
Pour les voir plus grandes, et en voir d'autres, ça se passe par là.
Sans prétention, simplement un aperçu de ce bel après-midi.
Olivier

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